Régime paléolithique et génération Y

À première vue, aucun rapport et pourtant, à bien y regarder… Tout ou presque a été dit sur les régimes, beaucoup d’encre à coulé à propose de la génération Y et dans les 2 cas, il devient difficile de distinguer ce qui relève de l’effet de mode de ce qui est réellement nouveau. Par Frédéric DUBOIS, 10 juin 2014

Deux mots du régime paléo pour comprendre comment il peut être relié à la génération Y

Pour synthétiser, le principe revient à dire qu’à l’époque paléo, l’homme se nourrit de cueillette, de chasse et de pêche. Notre organisme, nos gènes, se sont adaptés à ce mode d’alimentation durant une longue période. L’arrivée de l’agriculture il y a environ 10 000 ans, puis la sédentarisation croissante et enfin, la généralisation des additifs, conservateurs et autres produits de synthèse est venue perturber notre organisme.

Cela revient à dire que nos gènes n’ont pas eu le temps de s’adapter et sont toujours faits pour le mode de vie chasseur cueilleur. Le régime paléo propose donc de ne sélectionner que des produits auxquels nos ancêtres avaient accès. Pour plus de détails, la littérature est abondante sur le sujet, le propos ici étant d’attirer l’attention sur le principe : retour aux fondamentaux ancestraux.

Et la génération Y me direz-vous ? J’y viens

Difficile d’être synthétique tant le sujet est vaste et controversé. En effet, l’usage de cette notion de génération est consensuel en démographie, mais pas dans les autres sciences sociales. Le lien entre appartenance générationnelle et comportements fait l’objet d’âpres débats.

Si l’on parle tant de génération Y dans les entreprises c’est à cause du déphasage entre les attentes de la génération Y et le mode de fonctionnement de l’entreprise. Le fossé générationnel s’expliquerait par une accélération des changements auxquelles sont confrontées les organisations.

Trois causes majeures dans ce phénomène :

  • La mondialisation d’une part, qui entraîne une compétitivité sans cesse exacerbée.
  • Le consommateur qui, soumis à une offre pléthorique, a les plus grandes facilités à changer pour un autre produit ou service.
  • Enfin, les nouvelles technologies, qui rendent l’accès à l’information plus facile et rapide.

Génération Y et rapport au management :

L’environnement dans lequel ils évoluent est très différent de celui de la génération qui l’a précédé et est amené à manager ces fameux Y. Prenons 3 exemples rapides pour illustrer les changements de société et leurs conséquences.

La génération baby-boomer a vécu dans les trente glorieuses. À cette époque, le mariage est une institution, les divorces rares, il est courant de faire l’intégralité de sa carrière chez un seul employeur. Le rapport à l’autorité est”de fait” qu’il s’agisse, enfant, de l’instituteur, puis plus tard, du Patron dont le respect découle de la fonction.

La génération suivante a vécu les années de consommation à outrance des 80’. Du point de vue sociétal, être divorcé est devenu chose courante, tout comme travailler dans plusieurs entreprises, exercer différents métiers dans sa carrière. Le rapport à l’autorité évolue, le respect du Patron (ou du manager) découle plus de sa crédibilité que de son titre.

Enfin, la génération Y, née avec une zappeuse dans les mains, a intégré dès le plus jeune âge que, contrairement à ses aînés, diplôme ne rime pas automatiquement avec ascenseur social.

Ayant accès à l’information la plus complète, elle a suivi les ascensions fulgurantes des Google et autres Facebook, créer une entreprise et la revendre n’est plus du domaine du fantastique, mais mis en évidence dans des émissions télévisées.

Que veulent-ils ? Comment les manager ?

Le titre du manager ne suffit plus, il doit aussi “donner envie” être ce fameux manager doté d’un solide leadership. Dans nos sociétés occidentales, pour la grande majorité, les besoins de base : physiologique et sécurité sont assurés.

Même si c’était déjà vrai pour ses prédécesseurs, cette génération a encore plus “faim” de ressentir au sein de l’entreprise le fameux besoin d’appartenance. De voir satisfait ses besoins de reconnaissance et enfin, pouvoir s’accomplir à travers son travail.

Le manager doit donc “tirer vers le haut” ses pratiques et, malgré des contraintes de temps toujours croissantes penser crédibilité de son discours, qualité d’écoute, motivation, il doit donner du sens !

Et le paléo dans tout ça ?

Le régime paléo préconise une sorte de retour aux sources d’une alimentation plus simple, plus proche de la nature. Le management de la génération Y demande lui aussi un retour aux fondamentaux du management. Hier, le manager leader avait un temps d’avance, aujourd’hui, il devient la norme.

Mettez votre management au régime, en levez les fioritures, soyez vous-même, naturel, pour être crédible, à l’écoute pour étancher la soif de reconnaissance et il y a fort à parier que la différence de génération ne pèsera pas lourd dans la balance.

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