Se voir petit pour être grand

Contrairement à vos anciens collègues -au chômage depuis plusieurs trimestres- vous occupez toujours fièrement votre bureau 3 fenêtres avec moquette. Certes, votre secrétariat a disparu, vous avez appris à tirer votre café seul. De plus, au sein du Comité de direction, votre avis est de moins en moins sollicité. Intuitivement, vous sentez que la situation se délite, que votre poste vous échappe, mais aucun signal formel ne vous l’indique. Que faire ?

Article de Stéphane Haefliger, DRH, paru dans le supplément emploi du journal 24 heures du jeudi 21 novembre 2013.

 1. Faire preuve de réalisme

Parfois les positions valorisantes peuvent aveugler ceux qui les occupent. Pris au piège du « train-train » quotidien, de la routine, des habitudes (nine to five), vous avez -sans réellement vous rendre compte- déserté votre job. Auparavant, mu par un zeste de passion, d’enthousiasme et d’engagement, vous réussissiez même à faire quelques heures supplémentaires, très appréciées. Aujourd’hui, vous peinez à assumer les 40 heures hebdomadaires réglementaires. Vous lever est devenu une corvée. Manger avec vos collègues, une angoisse. Vous ne stimulez plus l’organisation. Vous simulez une position. Le reconnaître est déjà le premier pas nécessaire, mais non suffisant… Se voir tel que l’on est, et non pas tel que l’on aimerait être… tout un programme ! C’est que pour être grand, il faut parfois cerner sa petitesse.

2. Faire preuve de résilience

Rebondir, prendre du poil de la bête, redémarrer, réinsuffler de l’énergie positive autour de soi, saisir un nouveau départ,… oui, mais comment ?

Trois stratégies peuvent être mise en œuvre.

  • Premièrement chercher de l’aide et l’appui auprès de ses pairs et de ses collègues. Autrement dit, solliciter du feed-back constructif, chercher à recueillir leurs impressions sur son positionnement et imaginer avec eux changer de posture (quelles sont mes forces, mes pistes d’amélioration, les résultats attendus de mon rôle). C’est le temps fondateur de la réflexion.
  • Deuxièmement, se nourrir. Prendre la main sur l’évolution de sa carrière passe fréquemment par des rencontres, des lectures (ou de l’écriture), du coaching ou encore une formation adaptée. C’est le temps précieux de la compréhension.
  • Troisièmement, agir. Exister dans une organisation, c’est être une force de proposition ; c’est influer sur le dispositif ; c’est enrichir spontanément son cahier des charges ; c’est prendre des initiatives innovantes ; être un cadre, c’est finalement penser hors du cadre. C’est le temps sacré de l’action.

Chercher de l’aide, se nourrir et agir : voici 3 séquences salvatrices et itératives qui vous permettront d’être en phase avec votre présent professionnel tout en vous projetant dans le futur !

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